Infrastructures

Sécurité physique et disponibilité des ressources informatiques centrales

Le gouvernement avait décidé, suite aux événements du 11 septembre 2001, d’investir dans la sécurité des services informatiques de l’Etat. Pour assurer la continuité des services en cas de destruction partielle ou totale d’un site, il a paru indiqué de créer des infrastructures redondantes dans un site éloigné et de garantir entre autres la connexion rapide des réseaux de télétraitement vers ce site. Compte tenu des délais très courts imposés en 2002 et vu les offres disponibles au Luxembourg, le CIE avait opté pour la mise au point d’une première version d’un "centre de secours" dédié surtout à la sauvegarde en temps réel de l’ensemble des programmes et banques de données administratives gérés. Pour arriver à ces fins, un nouveau modèle de centralisation des systèmes de stockage de données a été implanté. Le système était pleinement opérationnel en 2004.

La deuxième phase de réalisation de ce projet ambitieux, réalisé entre 2005 et 2009, consistait à créer les infrastructures requises pour permettre la continuité des services informatiques en cas d’incident majeur sur le site central. Un deuxième centre de secours, destiné à héberger en redondance des centaines de serveurs, ainsi qu’un nœud central du réseau commun de l’Etat a donc été mis au point. Le deuxième centre de secours, prêt depuis juillet 2007, est relié au réseau commun de l’Etat, ainsi qu’aux deux autres centres, et héberge déjà la majeure partie des serveurs redondants.

Plateformes de traitement de l’information

Traditionnellement, la plupart des applications administratives de l’Etat continuent à être exploitées moyennant un système central et des systèmes périphériques. Ce système est appuyé par des centaines de serveurs qui exécutent surtout des tâches dédiées dans un environnement moderne et sécurisé d’hébergement de sites Internet, de messagerie électronique, d’interfaçage de multiples réseaux. Un nombre important de ces serveurs est actuellement utilisé aussi pour l’exploitation d’applications administratives faisant usage du progiciel SAP, notamment la comptabilité de l’Etat et de la Trésorerie, la recette de l’Enregistrement, le système de dématérialisation des Douanes et Accises, les systèmes de gestion des ressources humaines. D’autres serveurs encore servent à l’exploitation des systèmes de la Bibliothèque Nationale, ou aux calculs géographiques requises pour l’allocation des subsides agricoles.

L’ordinateur central « mainframe », qui se trouve au cœur des applications traditionnelles des administrations, est également devenu l’outil de choix pour le développement et l’exploitation des nouvelles applications interactives de la Gouvernance électronique (tel que le portail "de Guichet"). Il va sans dire qu’au courant des dernières années, ce système a été constamment étendu et modernisé. Quelques chiffres permettent d’illustrer la croissance de la plateforme principale entre 2004 et 2009.

  • Mis à jour le 29-09-2015