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Plan directeur de la gouvernance électronique


La prise de conscience de l'intérêt que représente l'informatique pour l'État remonte aux années 1970. Ainsi, c'est en 1974 que le Centre Informatique de l'État a été créé, avec pour mission, à l'époque, d'automatiser la collecte, la circulation et le traitement des données des administrations de l’État.

L'explosion d'Internet et des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) à la fin des années 1990 a donné un nouvel élan aux investissements et aux ambitions publics dans ce domaine. En mai 2000, le Premier ministre, Jean-Claude Juncker , annonça ainsi le lancement du programme eLuxembourg à l'occasion de son discours sur l'état de la nation.

C'était la première étape vers la formalisation et la coordination des projets publics en ligne, regroupées sous le terme de gouvernance électronique.

Objectifs

Les initiatives lancées dans le cadre de la gouvernance électronique poursuivent les buts suivants :

  • faire participer tous les citoyens, entreprises, écoles et administrations à la société de l'information et leur permettre l'accès en ligne.
  • mettre les nouvelles technologies au service des citoyens et des entreprises.
  • favoriser l’accès à la connaissance par les nouvelles technologies de l’information et de la communication.
  • veiller à ce que l’ensemble de ce processus ait une vocation d’intégration sociale et renforce la cohésion sociale.

Pour structurer le cadre des différents projets d'informatisation, le Gouvernement a adopté, fin avril 2005, un Plan directeur de la gouvernance électronique. Son objectif est de définir clairement la manière dont les nouvelles technologies de l’information et de la communication peuvent se mettre au service du citoyen et de la réforme administrative. La gouvernance électronique constitue en effet un des principaux leviers de la modernisation de l'État. Dans cette optique, le Plan directeur propose différents objectifs stratégiques :

  1. La transparence : il importe de rendre les communications de l'État lisibles et compréhensibles par chaque citoyen. Les décisions prises, les normes légales en vigueur, les pratiques et procédures administratives doivent être diffusées d'une manière simple, utilisable et accessible.
  2. L'inclusion et la participation : le citoyen doit avoir les moyens d'accéder à toutes les informations et d'être actif dans le débat public. Afin de permettre à tous de profiter effectivement des informations et services électroniques mis à disposition, l'État contribue activement au développement des infrastructures et réseaux de télécommunication. Il veille plus particulièrement à garantir une accessibilité universelle de ses services en ligne.
  3. L'efficience et l'efficacité : l'informatisation permet à l'État de restructurer les processus administratifs. Grâce à une simplification des procédures, les entreprises et les citoyens seront libérés des charges administratives superflues.
  4. La compétitivité économique : secteur public et secteur privé pourront bénéficier des effets de la gouvernance électronique pour améliorer leur performance face à leurs concurrents internationaux. L'objectif est de favoriser le recours aux NTIC afin d'augmenter l'efficience interne des entreprises et administrations et de créer un environnement propice au développement de nouvelles activités liées aux NTIC.
  5. La connaissance : par le biais de programmes de formation, l'État s'efforce de démocratiser l'accès aux nouveaux outils technologiques et de promouvoir leur utilisation. Grâce aux NTIC, de nouvelles manières d'apprendre, tel que l'e-learning, ont vu le jour et la diffusion du savoir et des connaissances revêt désormais une nouvelle dimension.
  6. La conformité internationale : le Grand-Duché veille à être en phase avec les programmes et ambitions de ses voisins et partenaires internationaux.

En matière de concordance internationale, les initiatives de la gouvernance électronique s'alignent sur les décisions prises dans le cadre du plan d'action communautaire i2010, qui a pris le relais du programme eEurope 2005. Il s'agit de transformer les technologies de l'information et de la communication en moteur pour l'inclusion et la qualité de vie. L'ambition forte est d'intégrer tous les citoyens dans la société de l'information et de faire de l'Europe "l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde", dans la ligne de la stratégie de Lisbonne.

Le programme eLuxembourg constitue la transposition nationale de cette volonté politique européenne.